Il y a quelques temps je me suis achetée “Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête… et par beau temps aussi !” de Christine Orban et aujourd’hui j’ai décidé de vous faire partager mes meilleurs citations.

Quelques mots de l’auteure :

«Très tôt j’ai su qu’il faudrait appeler les mots à mon secours.
J’avais découvert que certaines phrases avaient le pouvoir de calmer la mélancolie, la tristesse ou le chagrin.
Voici celles qui m’ont aidée et continuent de m’accompagner. Les mots sont mes amis, j’espère qu’ils deviendront les vôtres.»

Milan, mon fils, dix ans, à une jeune fille : “Je pense à toi une fois par jour, mais vingt-quatre heures.”

“Comme sont subtils et nombreux, et lourds à porter, nos fourvoiements, nos pensées secrètes, nos espérances inavouées, les gestes que nous attendons d’autrui, ceux que nous retenons, les mots que nous voulons entendre, ceux que nous entendons et qui n’ont pas été dits ! ” Alice Ferney, La conversation amoureuse.

“Ah ! ce vide ! ce vide épouvantable que je sens là dans mon sein ! Souvent je me dis : si je pouvais, ne serait-ce qu’une fois, la serrer sur mon cœur, tout ce vide serait comblé.” Goethe, Les souffrances du jeune Werther

L’amour est un sentiment matérialiste, ils disent : “Ma femme, mon mari, mes enfants, mes amants”…

Quel bruit fait le cœur lorsqu’il se brise?

Aimer, c’est prendre le risque d’être malheureux, rester solitaire, c’est l’assurance de l’être.

“En amour, les femmes ont de grandes blessures qui un jour se referment… alors que les hommes ont de petites cicatrices qui ne se referment jamais.” Professeur Henri Birault, lors d’un cours.

Cette photo ratée, complètement voilée qui est restée intacte dans ma mémoire, si elle avait été réussie, je l’aurais oubliée, comme les autres.

Il y a des mots que l’on entend longtemps après qu’ils ont été prononcés.

“…nous ne nous rappelons pas toujours que nous avons oublié, par conséquent, se rappeler que l’on a oublié, ce n’est pas vraiment oublier, n’est-ce pas?” Siri Hustvedt, Tout ce que j’aimais.

Il faut résister à l’image que les autres ont de vous et ne pas finir, de guerre lasse, par y adhérer.

“Être différent de ce que l’on est…est le désir le plus néfaste qui puisse brûler dans le cœur des hommes. Car la vie n’est supportable qu’à condition de se résigner à n’être que ce que nous sommes vraiment”. Sándor Márai, Les Braises

Il y a toujours deux personnes en soi : celle qui s’exprime et celle qui est. Le plus difficile consiste à les faire concorder.

N’attends rien et de qui vient sera bien. Attends beaucoup et rien de ce qui vient ne sera bien.

Ne pas chercher à être aimé de ceux qui ne vous aiment pas.

Pourquoi ailleurs serait-ce mieux qu’ici? pourquoi demain plutôt que tout de suite?

Il y a des jours où il ne faut rien faire, rien dire. Juste se coucher et attendre le lendemain.

Il ne faut rien demander pour ne pas être déçu. Mais celui qui ne demande rien n’a rien, et il est déçu…

Quand on ne va pas au fond de ses possibilités, c’est souvent pour garder des excuses en cas d’échec. Et c’est dans ce qu’il ne donne pas, que le prudent garde de quoi panser ses blessures.

“Ce qu’on essaye souvent et qu’on ne cesse de vouloir, un jour on finit par réussir à l’obtenir.” Sigmund Freud, lettre à Martha.

C’est quand le bonheur est parti, que le malheureux se rend compte qu’il était heureux.

Les autres ne cherchent pas plus loin que ce que vous leur donnez à voir. Mis à part ceux qui vous aiment.

“Le trajet est long de l’intelligence au cœur”. Leibniz.

“Les autres, ne pouvant se placer au même point de vue que nous, ne comprennent pas l’importance du mal que leurs paroles dites au hasard peuvent nous faire.” Marcel Proust, Albertine disparue.

Le problème avec l’amitié, c’est qu’il faut tout le temps en renouveler les signes, sinon les gens oublient qu’ils sont amis. (Les vrais amis n’oublient pas.)

Le plus beau des cadeaux? Des mots justes.

“Dire son histoire crée un sentiment de soi cohérent. C’est une réconciliation entre les deux parties du moi divisé. Le moi socialement accepté tolère enfin le moi secret non racontable.” Boris Cyrulnik.

On ne peut en vouloir à quelqu’un qui trahit un secret, puisque soi-même, on a eu besoin de le partager.

“Pourquoi sommes-nous embarrassés par le silence? Quel confort trouvons nous dans le bruit?” Mitch Albom, Tuesdays w ith Morrie.

La tristesse est un pays. Quand on est dans la tristesse, on ne peut être ni à la plage ni à la campagne.

Le “mal de vivre” part comme il vient, pour rien.

“Mon cerveau est pareil à une balance, un poids infime le fait pencher. Hier il était équilibré ; aujourd’hui il fléchit.” Virginia Woolf.

Il y a ceux qui sortent tout le temps, pour être sûrs de ne jamais se rencontrer.

A chaque fois que je n’arrive pas à finir un livre, peut-être parce que je m’y sens bien et que je redoute le point final, je pense à Freud qui disait, en parlant de l’analyse, qu’elle était terminée et interminable.

Comme ce livre. Comme nous.

Maman me disait quand j’étais petite : “Mourir, un seul r parce qu’on ne meurt qu’une fois …”J’ai souvent eu envie d’ajouter un r à mourir, parce que aujourd’hui je sais que l’on meurt plusieurs fois dans une vie, mais que l’on ressuscite aussi.

Une Réponse »

  1. lilie dit :

    J’adhère à 100 % à toutes les citations !! ;-)

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