Cixi, ou Tseu-Hi née en 1835 à Pékin et décédée en 1908 à la Cité interdite, était une impératrice douairière de Chine sous la dynastie Qing (1644 – 1912). Elle exerça la réalité du pouvoir en Chine durant l’essentiel de la période allant de 1861 à sa mort.

Plusieurs livres relatent son histoire (et d’ailleurs j’en possèdent quelques uns dans ma bibliothèque).

Sa vie a été racontée de manière très romancée par Pearl Buck dans Impératrice de Chine .

Le livre Mémoires d’une dame de cour dans la Cité interdite relate de manière très fidèle la vie de l’impératrice Cixi, des dames de cour et des eunuques, dans la Cité interdite. Ce livre, écrit par l’auteur Jin Yi, est un recueil des souvenirs de la dame de cour He Rong Er, qui servit l’impératrice à la fin de son règne.

La Vallée des roses de Lucien Bodard dépeint l’ascension de Cixi sous une approche romanesque.

Un autre ouvrage, Impératrice Orchidée de Anchee Min, apporte une autre version de la biographie de Cixi.

Spécialiste reconnue de la Chine, Danielle Elisseeff a publié en avril 2008 Cixi, impératrice de Chine aux éditions Perrin.

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L’impératrice Ts’eu-Hi, mère de l’empereur Tung-Shi, avait, à la mort de celui-ci, en 1875, fait monter sur le trône un enfant de trois ans, Kouang-Siu, cousin de l’empereur défunt. De 1882 à 1885, la Chine fut en guerre avec la France pour le Tonkin; par les traités de Tien-Tsin (11 mai 1884 et 4 avril 1885), elle dut renoncer à ses prétentions sur le Tonkin et ouvrir au commerce français les provinces limitrophes de ce pays. La frontière sino-française, entre le golfe du Tonkin et le Mékong, a été fixée par les conventions des 25 juin 1887 et 20 juin 1895. En 1894, les Anglais obtenaient également la délimitation de la frontière sino-birmane et des concessions commerciales dans le Yunnan; en 1896, sur leur demande, le Si-Kiang a été ouvert au commerce international.

Impératrice ambitieuse, Ts’eu-Hi, à la majorité de Kouang-Siu (Kouang-Su), ne lui avait laissé exercer le pouvoir, en 1889, qu’en se réservant une certaine autorité. Le principal événement du règne de l’empereur Kouang-Siu fut la guerre sino-japonaise, déclarée par le Japon le 1er août 1894, à propos du royaume de Corée, convoité par les deux empires voisins. La rapide conquête de la Corée et d’une partie de la Mandchourie, la destruction de la flotte chinoise, la prise des arsenaux de Port-Arthur et de Weï-Haï-Weï, celle des îles Pescadores forcèrent la Chine à reconnaître, par le traité de Simonoseki (avril 1895), l’indépendance de la Corée et à céder Formose (3 millions d’habitants), les Pescadores et la péninsule du Liao-Toung; la Russie, la France et l’Allemagne ont, cependant, amené le Japon à se désintéresser de cette péninsule, moyennant une indemnité supplémentaire. Enfin la Chine était entamée aussi par la Russie, l’Allemagne, l’Angleterre et la France, qui se sont fait céder respectivement « à bail » : Port-Arthur et Talien-Wan (dans le Liou-Toung); Kiao-Tchéou (côte sud du Chan-Toung); Weï-Haï-Weï (côte nord du Chan-Toung); Kouang-Tchouan péninsule de Léi-Tchéou, en face Haï-Nan) [1897-1898].

Après la guerre sino-japonaise, Kouang-Siu se lança dans la politique des innovations. Il mécontenta ainsi l’impératrice et chercha à se soustraire à sa domination, mais celle-ci le contraignit à signer sa déchéance, le 22 septembre 1898, et prit la régence. L’impératrice, contre toute attente, continua elle-même à accorder des prérogatives aux étrangers, dissimulant ainsi sa véritable politique, et, bientôt, une révolution, qu’elle encourageait en sous-main, mit un temps d’arrêt dans les progrès des Européens. Ce fut l’une des nombreuses sociétés secrètes qui depuis longtemps prêchaient la haine de l’étranger, la secte des Boxers, qui provoqua un soulèvement, qui éclata en mai 1900.

Le gouvernement chinois laissa l’effervescence se propager et les massacres se multiplier. La sédition fut bientôt maîtresse de Pékin. Cela provoqua l’intervention militaire collective des puissances européennes appuyées par les États-Unis et le Japon. Les flottes alliées firent une démonstration et prirent, le 17 juin 1900, les forts de Takou. Après quoi les Européens entamèrent une marche sur Pékin. Le 10 juin, le prince Touan, qui était à la tête des Boxers, avait été nommé membre du Tsong-li-Yamen; c’était la reconnaissance officielle du mouvement boxer. Le 19 juin, ordre fut donné aux étrangers de quitter Pékin; le ministre d’Allemagne, von Ketteler, qui voulut se rendre au Tsong-li Yamen, bien qu’on l’en dissuadât, fut assassiné le 20 juin. Alors, commença un siège des Légations qui dura jusqu’au 14 août, soit 55 jours; les assiégés résistèrent héroïquement et furent délivrés par l’armée des Alliés, arrivée de Tien-Tsin. La cour s’enfuit de Pékin et gagna le corps expéditionnaire des puissances continua la lutte contre les Boxers, pendant que les gouvernements entamaient des négociations avec le vice-roi Li-Hong Tchang et exigeaient le châtiment des coupables. Le protocole final fut signé le 7 septembre 1901. Le 7 janvier 1902, la cour rentra à Pékin. Des relations diplomatiques régulières furent reprises entre la Chine et l’Europe . D’autre part, les accords anglo-japonais (janvier 1902) et franco-russe (mars 1902) conclus à la suite de ces événements affirmaient la volonté des puissances contractantes de ne rien changer au statu quo en Extrême-Orient, bien qu’à la vérité la prépondérance de la  Russie en Mandchourie tendît de plus en plus à s’affirmer. La cour du Céleste empire paraissait alors s’ouvrir davantage aux idées européennes. Sous l’influence du Japon notamment, le pays parut en voie de sortir de son inertie traditionnelle, laissant croire à l’avènement d’un équivalent de l’ère Meiji japonaise.


Le XXe siècle.
L’impératrice Tseu-hi est morte le 15 novembre 1908. Un enfant de deux ans, P’ou-Yi, est placé sur le trône, tandis que le pouvoir réel échoit à celui qui avait été l’un des plus influents conseillers de l’impératrice et qui restait le chef de l’armée, Yuan Che-k’ai (Yuan Shikai), qui, en février 1911, part réprimer une révolte qui enflamme, dans le Sud, la ville de Wou-t’chang, y change de camp et  dépose l’empereur. C’en est finit de la dynastie Tsing. La république est proclamée à Shanghaï où un gouvernement est formé, avec Sun-Yat-Sen (Sun Zhongshan) comme  président. En 1912, Yuan Che-k’ai évince Sun Yat-Sen, et refait de Pékin la capitale. L’année suivante, il dissout le parlement et s’accapare tous les pouvoirs. Le seul parti organisé qui subsiste, le Kuo-min-tang (Guomindang) de Sun-Yat-Sen est interdit en 1913. Yuan Che-k’ai songe alors à rétablir l’empire et à se faire nommer empereur, mais il meurt en 1916, après avoir renoncé à réaliser son projet devant des menaces de sécession de plusieurs provinces, appuyées par le Japon.

Au cours des années suivantes, le pouvoir central s’efface devant les dissidences de plus en plus marquées des provinces, qui sont à l’origine d’une guerre civile entre les différents gouverneurs provinciaux, ou plus exactement de multiples guerres civiles, puisqu’on a dénombré jusqu’à 170 conflits locaux, aux s’ajoutaient les activités de gangs initiatiques, les Triades, maîtres du tradic de drogue (de 15 à 20 millions de personnes souffrent à cette époque en Chine de dépendance à l’opium). A ces violences intérieures se superposera bientôt une autre menace : la guerre avec le Japon qui s’installe par les armes en Mandchourie en 1931 (prise de Moukden le 18 septembre), et y crée un nouvel État vassal, le Mandchukuo (Manzhuguo), à la tête duquel il place P’ou-yi, le dernier empereur de Chine .

Histoire de la Chine

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